"être artiste veut dire ne pas calculer, ne  pas compter, mûrir tel un arbre qui ne presse pas sa sève, et qui, confiant, se dresse dans les tempêtes printanières, sans craindre que l'été puisse ne pas venir. Or il viendra pourtant Mais il ne vient que pour ceux qui sont patients, qui vivent comme s'ils avaient l'éternité devant eux, si sereinement tranquille et vaste."

RAINER MARIA RILKE "Lettres à un jeune poète "

 

PUBLICATIONS - PRESSE:

-  Dictionnaire des artistes en Belgique (Arto)
-  50 Artistes de Belgique, Anita Nardon
-  Benezit (édition 1999)
-  Université de Bruxelles: "La femme inspiratrice, la femme créatrice dans l'art belge contemporain" A. Cremers
-  L' Eventail », 0. de Trazegnies (1992)
-  " Un art solide et charpenté" S. Rey 1995
-  " Un art difficile à classer" Daniel van Wiemes (1992)

- "Du pathétique aux pièges de la lumière" Alain Viray (1987)

YOLANDE COOMANS, peintre d'origine belge, vivant et travaillant en France, construit depuis plus de 50 ans une œuvre forte et authentique dans une quasi clandestinité.

Son exigence en peinture l'a éloignée des courants officiels du monde de l'art. Et elle n' a pas fait beaucoup d'efforts pour s'y intégrer, sa nature profonde étant celle d'une solitaire. Elle s'en accommode d'ailleurs fort bien.

Cependant, cette solitude ne l'a pas coupée de son temps, même si, dès le début, sa vision de l'art et de la peinture en particulier, s'est nourrie de tous les grands créateurs du passé.

Elle se sent, en outre, profondément européenne, attachée définitivement  aux règles des Beaux-Arts telles qu'elles ont été enseignées tout au long des siècles en Occident et telles qu'elles lui ont été transmises par son maître Chapelain-Midy à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris.

Sa route reste difficile car elle ne suit pas les grands boulevards de la mode et évite les "postures" d'avant-garde. Une solide réflexion philosophique nourrit son œuvre et la parcourt de questions métaphysiques :

Les grandes interrogations sur l'origine, l'incarnation, le visage, la nature, les mythes fondateurs de notre humanité parcourent toute son œuvre. Car elle est persuadée que les mythes ne disparaissent pas, ils viennent de trop loin. Ils font partie intégrante de nos questionnements existentiels.

La fréquentation des "humanités classiques", une vie à l'écart de l'agitation du monde, un certain dédain pour l'opinion officielle sont le propre d'une sensibilité essentiellement poussée par une puissante nécessité intérieure. Créer lui suffit, nourrie de poésie et de culture classique. Chacune de ses œuvres est longuement portée, pensée intimement, méditée avant d'être réalisée.

 Elle s'est attachée, tout au long de son parcours d'artiste, à garder toujours présent à l'esprit l'exigence de « sens » qui lui est indispensable. Elle refuse l'étiquette de "passéiste" ou "réactionnaire" qu' on plaque sur le peintre qui résiste aux modes ambiantes.

Enfin, l'œuvre de Yolande Coomans produit de l'être, à l'exemple des mythes. Elle n'explique rien, elle ne démontre rien, elle ne dénonce rien, elle se contente de montrer.

Tel est ce parcours, solitaire mais confiant et serein face au monde. Elle l'assume entièrement car c'est à cette liberté de créateur qu' elle doit cette confiance.